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Lettre Hebdo - 19 octobre 2020

  • Le 23/10/2020
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L'appel à candidature pour 2021 est en ligne sur le site internet
à voir et télécharger ici - jusqu'au 30 novembre 2020


Assemblée générale association D119

10h30 - Samedi 31 octobre à Laurac, Salle polyvalente.
(Masque obligatoire, grande salle permettant la distanciation sanitaire.


   Une expo, une photo, un photographe    

Cette semaine : " Errances des mânes "
    WANG HAN ( Chine) et MICHEL-ALAIN LOUYS ( France)
Moulin de Cugarel - Castelnaudary

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   Catalogue 2020 page 57 Catalogue 2020 page 56

Dès son origine, l’histoire de la photographie a été marquée par des photos présumées de fantômes. Si la toile regorge, de nos jours, de ce type de clichés disons d’emblée que cette série n’a pas pour sujet les phénomènes paranormaux même si ce qu’elle donne à voir relève de l’incertain et du fugace en explorant les frontières du réel. Le cadre de cette série : une ville fantôme entre Pékin et Tianjin faite de centaines de villas de grand luxe jamais achevées du fait du retournement de la spéculation immobilière. Au milieu de murs, d’escaliers et de paliers immensément vides, des images colorées, lumineuses, brumeuses et inconsistantes de fantômes rouges qui s’agitent. Qui sont ces protagonistes ? On devine qu’il s’agit des mânes de ceux qui, ayant été chassés de ces terres par la construction de ces villas désormais à l’abandon, y reviennent dans l’espoir d’un repos qui leur semble interdit puisque – contrairement à la tradition chinoise –, ils n’ont pu y être enterrés auprès de leurs ancêtres.

On comprend rapidement que ce que les photographes de ce duo ont mis en scène – lui est français et a passé plus de quinze ans en Chine tandis qu’elle est chinoise et ils travaillent ensemble depuis des années en partageant de façon assez originale le même appareil photo lors des prises de vue –, ne souligne que des fragments de vies personnelles qui tissent l’histoire d’un deuil face à la modernité : deuil du monde dont ceux qui vivaient là antérieurement ont été chassés, deuil de la destinée dont ils ont été privés. En dépit du rouge qui inonde les clichés, la lumière semble bien impuissante à ramener à la vie ces spectres dont les épaules ploient sous la douleur : en les voyant flotter au-dessus du sol, on pressent qu'ils sont promis à une dissolution prochaine.  Pourtant, ils résistent encore. Le rouge dont ils sont vêtus signe la colère de leur révolte et atteste qu’ils ne sont toujours pas résolus à abandonner ce dernier combat.

 

 


 

 A voir cet automne 2020

dans la série " ONAPASTOUTVU !"

Montagne muret Photoeil 2020

 
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